[...]
Ainsi je voudrais, une nuit,
Quand l'heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne,
Comme un lâche, ramper sans bruit,
Pour châtier ta chair joyeuse,
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse,
Et, vertigineuse douceur !
A travers ces lèvres nouvelles,
Plus éclatantes et plus belles,
T'infuser mon venin, ma s½ur !
A celle qui est trop gaie. C. Baudelaire
Si tu étais de notre époque, j'aurai été une groupie...!
"Généralement pour donner au hachisch toute sa force et tout son développement, il faut le délayer dans du café noir très chaud, et le prendre à jeun ; le dîner est rejeté vers dix heures ou minuit ; une soupe très légère seule est permise. Une infraction à cette règle si simple produirait ou des vomissements, le dîner se querellant avec la drogue, ou l'inefficacité du haschisch.
Beaucoup d'ignorants ou d'imbéciles qui se conduisent ainsi accusent le hachisch d'impuissance."
Beaucoup d'ignorants ou d'imbéciles qui se conduisent ainsi accusent le hachisch d'impuissance."
Les Paradis Artificiels. C. Baudelaire
Merci Charles !